MARIANNE MISPELAËRE

ACTUALITÉS

COMBIEN DE SAISONS DURE CHAQUE VICTOIRE ?
commande publique
en hommage à Gisèle Halimi
inauguration le 18 sept.
Ville de Rouen

FROM ONE HAND TO ANOTHER
exposition personnelle
commissaire : Mariam Kamiab
03 sept. - 06 déc. 2026
Basis ; Francfort DE

À PARTIR DE LÀ
exposition collective
commissaire : Rafael Garcia Lara & Guillaume Breton
Assistant curatorial : Hugo Tran-Hong
3 oct. - 14 nov.
Centre d’art Ygrec – ENSAPC ; Aubervilliers

BIENVENUE À LA CRIÉE
exposition collective
commissaire : Sophie Kaplan
12 juin - 20 déc.
La Criée ; Rennes

MARIANNE MISPELAËRE, POLITIQUE DE LA LANGUE
Mediapart, 2026

À VENIR

DE PROCHE EN PROCHE, TROUVER SON NOM
exposition personnelle
commissariat : Hélène Meisel
du 07 nov. 2026 au 07 fév. 2027
Le Shed ; Rouen


mispelaere

marianne.mispelaere@gmail.com

+33 (0)7 86 04 87 97
Née en 1988 en Isère, France
Vit à La Courneuve et travaille à Aubervilliers 93/

J’écoute et j’observe les relations sociales, le langage (langues, gestes, silences) — ce qu’il fait sur ses usagers et usagères, ce que celleux-ci lui font. J’étudie ses transformations et sa structure pour repenser ses formes conventionnelles. Ma matière première relève de zones de contact : rencontres, échanges, transmissions, collaborations, emprunts, négociations, affrontements. Que se passe-t-il entre nous, en nous, tout au long de l’infinie tâche politique qu’est le côtoiement ?
Mes gestes sont simples, précis, inspirés de phénomènes actuels et sociétaux. Je déplace et fais se rencontrer des corps, des langues, des signes, des représentations visuelles (images), façons de dire, de raconter et de penser notre environnement proche ou lointain. À travers des interventions souvent minimales, mon approche de l’art en fait un espace de réflexion critique et d’expériences partagées, un « outil » pour lire la société.
Les modes de communication alternatifs sont centraux : là où le récit existe alors que les mots semblent inadaptés ou inaudibles. Le silence, le vide, le moindre geste y proposent d'autres lectures de nos sociétés contemporaines et de l’Histoire. Quels rôles l’invisible occupe-t-il pour nous aider à lire le monde ? Comment agit-il sur nos regards ? Sur certains corps, certains récits, paroles tues, espaces publics disparus ? Comment agit-on avec lui ? Outils d'oppression, comment le silence, la discrétion peuvent-ils à leur tour faire langage ?

Répondant souvent à des protocoles, mon travail s’incarne via une variété de médiums : dessin mural, action performative, image photographique, vidéo, film, typographie, texte, édition, installation. Il est souvent amené à être activé, interprété (par moi ou par d'autres), privilégiant l’in situ et l’éphémère.