MARIANNE MISPELAËRE

ACTUALITÉS

HYPERNUIT
exposition collective
commissariat : Claire Jacquet, Sandra Patron, Karen Tanguy, Anne Cadenet
Base sous-marine ; Bordeaux
14 avril > 28 août

OBJETS MIGRATEURS
exposition collective
Vieille Charité ; Marseille
8 avril > 18 oct.

REVUE Lili, la rozell et le marimba
publication collective
direction éditoriale : Sophie Kaplan
éditée par la Criée, Rennes

À VENIR

DIALOGUE AVEC SOPHIE LAPALU AUTOUR DE SILENT SLOGAN
dans le cadre de "images en résistances. Photographies et stratégies visuelles des résistances, des combats, des luttes, individuelles et collectives"
Journées de la Recherche en Histoire de la Photographie
Institut pour la photographie ; Lille
19 mai ; 18h

PERFORMANCES ET PERFORMATIVITÉ EN LANGUES ET EN LANGAGES EN CONTEXTE ÉDUCATIF
Journée d'étude sur les langues comme objets migrateurs autour de l'oeuvre de Marianne Mispelaëre dans le cadre de l'action "Nouveaux commanditaires"
Vieille Charité ; Marseille
+ projection du film "Un oeil sur ta langue"
10 juin ; 9h > 21h

HÉRITAGES : LES 40 ANS DU LAAC
exposition collective
commissariat : Sophie Warlop, Hanna Alkema, Richard Schotte, Jean Ficheux
LAAC ; Dunkerque
20 nov. 22 > 08 mai 23


marianne.mispelaere@gmail.com

+33 (0)7 86 04 87 97
Née en 1988 en Isère, France
Vit et travaille à Aubervilliers

Avec pour principal champ d’action le dessin, je produis et reproduis des gestes simples, précis, éphémères, inspirés de phénomènes actuels et sociétaux. Que se passe-t-il entre nous, en nous, tout au long de l’infinie tâche politique qu’est le côtoiement ? Comment tenir ensemble au sein d’une société et d’un territoire ? J’observe les relations sociales. J’étudie le langage, sa structure, pour repenser ses formes conventionnelles. Je déplace et fait se rencontrer des corps, des langues, des représentations visuelles (images), des façons de dire, de raconter et de penser le monde.

Particulièrement, les modes de communication alternatifs et les contre-récits m’interpellent. Le silence, le vide, le moindre geste y sont politiques, proposant une autre lecture de nos sociétés contemporaines et de l’Histoire. Mon action consiste à enregistrer ce qui d’apparence n’existe pas, à faire apparaître l’implicite, à donner la parole, à révéler les hypnotisations, les vulnérabilités, autant que les désirs et les impulsions collectives. Quels rôles occupe l’invisible pour nous aider à lire le monde ? Comment agit-il sur nos regards ? Sur certains corps, certains récits, paroles tues, espaces publics disparus ? Comment agit-on avec lui ? Comment le silence, la discrétion peuvent-ils à leur tour formuler des formes alternatives de résistance ?

Le dessin s’appréhende dans une dimension très large, de l’échelle de la feuille de papier à celle de l’espace mural, jusqu’à l’image photographique, la vidéo, l’installation et l’action performative. Ils sont souvent amenés à être activés, interprétés, privilégiant l’in situ et l’éphémère. Loin de se limiter au dessin en tant qu’image, ce sont ses composants que je manipule (une énergie, un geste, un support, des signes).